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L’indépendant.sn– Depuis le report des élections présidentielles du 25 février 2024 annonce par le président de la République Macky Sall, le 03 février dernier, la classe politique, la société civile et beaucoup organisations nationales et internationales attaquent et pointent du doigt le président en disant niet. Une chose que l’inspecteur de l’enseignement, Cheikh Ndiaye responsable politique Apr à grand Yoff dénonce et manifeste son indignation à l’égard sur certains responsables de leur camp et certains opposants. Selon lui, le président de la République Macky Sall a pris la bonne décision pour une élection présidentielle crédible, inclusive, démocratique et transparente.

 

 

 

Cheikh Ndiaye, responsable politique Apr grand yoff dit avoir du mal de comprendre la réaction et le comportement de Abdou Latif Coulibaly, ex SG du gouvernement, qui a démissionne de son poste avec 12 ans de compagnage et selon lui, tous ceux qui sont terrés comme des rats de caniveaux ou qui s’emmurent dans un silence propre aux lâches, dans nos rangs comme au sein des alliés. « Je ne hais pas l’être humain ; Dieu a mis du temps pour le concevoir, de toutes les nobles vertus. J’ai mal simplement car en mon sens, l’être humain est certes formé de chair mais enrôlé de vertus qui fondent sa différence avec toute autre chose qu’on peut imaginer. Que Latif, le grand journaliste que j’ai toujours lu et écouté, parle de volonté de « recouvrer sa liberté » comme si elle était confisquée pendant 12 longues années, pour expliquer son départ du pouvoir, me désole profondément, par sa légèreté comme argument… Le contexte actuel marqué par la crise institutionnelle entre l’assemblée nationale et le conseil constitutionnel a encore révélé le visage de ceux qui aspirent à nous gouverner et ou qui structurent nos alliances du pouvoir, comme de l’opposition. Certains candidats à la présidentielle 2024 recalés par le conseil constitutionnel à tort, jugent-ils, au nombre d’une quarantaine, qui ont écrit et signé la correspondance, pour demander au Président de la république qu’ils soient rétablis dans leur « droit de participer », nient aujourd’hui totalement l’acte posé, et se crêpent les chignons par déclaration et presse interposées. Ce sont ces mêmes politiciens qui s’étaient interrogés sur la capacité politique des candidats Anta Babacar Ngom et Daouda Ndiaye à rassembler les parrainages nécessaires, parce que sortis de nulle part qui, fondus dans un nouveau collectif, s’insurgent contre le report de la présidentielle. J’ai mal !Où est cette société civile qui avait demandé le report de la présentielle avec cette formule « diama guene élection ». Sont-ils, comme les premiers cités, eux aussi, dans le front contre le report. Surement ! Dans quel registre peut-on inscrire les déclarations d’Abdourahmane Diouf de Awale, allant jusqu’à parler de chaos organisé, avec un tort porté sur autant de candidats par le conseil constitutionnel et sa conviction ferme que le Président de la République Macky Sall ne fermera point les yeux sur cette injustice. S’agissait-il là encore de déclaration politicienne ? Tout porte à le croire, au regard de ses positions actuelles. J’ai mal ! Dans quel registre peut-on aussi inscrire la déclaration du candidat Boubacar Camara qui a été le père-théoricien du report parlant de spirale négative et d’incapacité du pays à tenir des élections en contexte ? Lui aussi, est dans le collectif des 19 candidats retenus par le conseil constitutionnel, contre le report. Qu’est ce qui a changé entre temps positivement, pour qu’il revienne sur sa parole et sur sa position ? J’ai mal !Comment peut-on comprendre aujourd’hui les propos de celui nommé « naa book rek » qui, de plateau en plateau, s’insurge contre le report ? Bon là, il a raison « na book rek ». Qu’il participe. Peu importe, le cas des autres ! Khalifa Sall, puisque c’est de celui qu’il s’agit, agit actuellement pour son propre compte. Et pourtant, son cas et celui de Karim Wade ont généré le dialogue politique à la suite de difficiles tractations politiques de son lieutenant Bartélèmy Diaz qui d’ailleurs, a eu tout le mal du monde face aux médias, à défendre la position incohérente son mentor… » a-t-il fait savoir.

 

 » Que le PDS use de son droit parlementaire pour demander et obtenir une commission d’enquête parlementaire à la suite de graves accusations de corruption de membres du conseil constitutionnel , fait inédit dans l’histoire politique du Sénégal, et que le constitutionnel dans sa déclaration en date du 29 janvier dernier demande à ce que toute la lumière soit faite, constitue de mon humble avis, un motif suffisant pour décaler la date de la présidentielle  : « le conseil constitutionnel , notant que des accusations graves et infondées de corruption, conflits d’intérêt et connexions douteuses sont portées à l’encontre de ses membres, appelle à faire toute la lumière sur cette affaire qui est de nature à déstabiliser les institutions et à menacer la paix publique. » J’ai mis ce passage en italique pour mettre en exergue la position du conseil constitutionnel qui d’ailleurs comme l’assemblée nationale, demande la lumière et agrée conséquemment la mise en place d’une commission d’enquête. En quoi alors, de façon factuelle, la décision du Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, est-elle assimilable à un coup d’Etat constitutionnel ? Que d’hyperboles pour exagérer les faits ! Du démarrage du traitement des parrainages et des candidatures, qui n’a pas accusé le conseil constitutionnel d’être le bras armé du pouvoir ? D’autres, plus subtils, ont même accusé les informaticiens du conseil constitutionnel de détenir un logiciel pirate, qui élimine, selon une certaine commande politique. Quand une candidate retenue par le conseil constitutionnel, est mise en examen pour escroquerie au jugement, faux en écriture authentique et publique, inscription sous une fausse qualité et inscription tendant à dissimuler une incapacité, entre autres griefs ; fallait-il fermer là aussi les yeux et faire comme certains l’ont préconisé, continuer le processus et après le verdict, prendre les mesures idoines ? Le cas n’est pas ex nihilo, il faut l’inscrire dans le cadre global d’incohérences, d’accusations qui entourent le processus pour bien le cerner et faciliter le jugement… » a-t-il ajouté, l’inspecteur de l’enseignement Cheikh Ndiaye.

 

 

Manifestement, et au regard de tout ce qui précède, les principes de justice, d’égalité et d’équité sont fortement remis en cause et entament sérieusement la sincérité du processus et ce qui pourrait en résulter.Dans un tel contexte où l’atmosphère est fortement contaminée, vampirisée, pour ne pas dire viciée, et après consultation des différentes institutions (CESE, HCCT, AN, CC…), le Président de la République a pris la décision responsable, d’abroger le décret convoquant le collège électoral pour le 25 février 2024. Selon l’inspecteur Ndiaye le président s’en est juste limité à l’exercice strict de son pouvoir et conformément à la volonté des deux institutions en conflit. L’assemblée ayant examiné et adopté souverainement, la loi constitutionnelle portant dérogation aux dispositions de l’article 31 de la constitution portant report de la présidentielle au 15 décembre 2024. Il reste au président de la république de promulguer la loi. C’est d’ailleurs pourquoi, il appelle tous les acteurs politiques à s’asseoir autour d’une table pour passer au crible fin tous les problèmes avant la nouvelle date du 15 décembre 2024, pour une élection crédible et transparente.

 

Pour rappel le 3 juillet 2023, contre toute attente, le Président de la République par respect à sa parole et pour un bon fonctionnement des institutions, avait décidé de ne pas se présenter à la présidentielle de 2024, une décision réaffirmée lors de son discours du 3 février dernier. L’inspecteur de l’enseignement Cheikh Ndiaye affirme que de cette volonté qui lui était fortement prêtée, beaucoup de politiciens en profitèrent, qui pour se refaire une virginité politique, qui pour se faire connaitre parce que sortis de nulle part.  » Ce discours historique avait au moins décelé une chose ; la Capacité du Président Macky Sall à prendre les décisions les meilleures pour l’intérêt supérieur de la nation. Certes et j’en suis persuadé, il subit les pressions de son parti et de sa coalition qui demandèrent fortement sa candidature, de l’opposition qui en avait fait un projet de société, de la communauté internationale, des guides religieux, dans un sens ou un autre, mais aucune de celles-là, n’a pris le dessus sur sa décision prise, il y a 5ans, exactement en 2019. Comment est-ce qu’on peut poser cet acte hautement républicain et noble après 12 ans de pouvoir et vouloir rester pour 3, 6 ou 10 mois ? Je pense sincèrement qu’il y a intérêt, quoique difficile, de stopper le processus pour voir les mesures idoines à prendre, après les conclusions de la commission d’enquête parlementaire. Entre temps, la voie de la sagesse prime, importe plus que tout autre intérêt politicien… » a-t-il fait décliné. Le fauteuil présidentiel n’est pas une fin en soi, c’est juste un moyen de transformation sociale. Pour s’y installer confortablement et gouverner en toute quiétude, il faut deux choses essentielles : la légalité et la légitimité.  » Le processus actuel ne garantit au futur président, ni l’un, ni l’autre et c’est de cette manière seulement qu’on doit comprendre et soutenir la décision du Président de la République… » a-t-il conclu.

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