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LINDEPENDANT.SN-Il sont encore nombreux, aujourd’hui, les partis historiques à ne plus participer à des élections au Sénégal en solo. Et celà se justifie simplement par le fait que la plupart de ces partis ne valent plus leur pesant d’or pour briguer un suffrage. C’est le cas du Parti socialiste et de l’Alliance des forces du progrès (issu de l’héritage senghorien) qui, depuis 2011 ne sont pas allés seuls aux urnes. La remarque est que depuis 2012, ces deux partis, jadis représentatifs, ont quasiment gelé leurs activités au profit du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr) au sein de la coalition présidentielle, Benno Bokk Yakaar (Bby). Ces deux formations qui ne comptent pas tourner le dos au « Macky« , l’ont réaffirmé récemment lors des cérémonies d’investiture qu’elles ont initiées.

L’autre question reste à savoir si ceux qui furent des faiseurs de roi, disposent encore d’une envergure politique pour vraiment élir un président.

Certains observateurs répondront par la négative et ajouteront certainement que le risque surtout de se faire humilier est bien réel s’ils vont seuls à des élections. Car la longévité du parti au pouvoir aura décimé l’ambition politique qu’ils avaient.

Même si la trajectoire politique compte beaucoup pour un enjeu électoral, l’on doit surtout se faire à l’idée que le pouvoir électoral sonne très sérieux.

Et ce n’est un secret pour personne, un parti politique n’a q’un seul indicateur pour se mesurer, et c’est sans conteste, les élections.

Actuellement tout est devenu sujet de marchandage. Lorsque le cultissime et grand sage Moustapha Niass, en investissant le candidat de Bby pour la présidentielle prochaine, confie son Afp à Amadou Ba en ces termes: « je te confie l’Afp…, après les élections, notre parti fera son congrès« , ce n’est point une surprise que le patriarche socialiste dise aussi au premier ministre: « nous allons tout faire pour que tu sois président le 25 février prochain« . C’est ce qui arrive lorsqu’on ne peut plus drainer des foules, mais que peut-on encore chercher, si l’on abandonne son objetif de conquête du pouvoir?

Il n’y a plus de démocratie interne et encore moins de renouvellement d’instances au sein des partis politiques. Rares sont les militants qui osent prendre la parole pour exprimer leurs points de vue au risque de se faire expulser. C’est le prix à payer hélas.

Le glissant terrain politique est devenu une jungle dans laquelle chacun cherche à se positionner pour mieux négocier son avenir.

Mais, nous sommes en politique et tout peut se monnayer quitte à verser dans des faits qui défient la morale.

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